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Blogue/Conformité

Le mandat de 2023, expliqué

2026-07-18Lecture de 7 min
Chariot de service avec planchette, fournitures et papier dans une salle de bains

Depuis le 15 décembre 2023, les employeurs sous réglementation fédérale doivent fournir des produits menstruels gratuits dans chaque salle de bain, salles pour hommes et universelles incluses, plus un contenant couvert. Voici ce que cela signifie en pratique.

Points clés

  • Depuis décembre 2023, les employeurs fédéraux doivent offrir des produits menstruels gratuits dans chaque cabinet de toilette, avec contenant couvert dans chaque cabine.
  • Les distributrices payantes ne sont pas conformes : les unités existantes doivent passer à la distribution gratuite.
  • Les règles provinciales varient mais vont dans une seule direction ; l'adoption volontaire précoce bat la mise à niveau sous échéance.
  • La conformité exige une piste de vérification : des registres prouvant la disponibilité réelle des produits.

La règle se trouve dans le Règlement canadien sur la santé et la sécurité au travail, sous le Code canadien du travail. Elle vise les employeurs sous réglementation fédérale : banques, télécoms, transport aérien et interprovincial, sociétés d'État, environ 6 % des travailleurs canadiens, mais une grande part des locataires de bureaux majeurs.

La liste opérationnelle est courte : produits offerts sans frais dans chaque salle de bain ; un contenant couvert dans chacune ; et l'obligation pratique de garder les deux approvisionnés et entretenus.

Les unités à monnaie ne sont pas conformes. Gratuit signifie gratuit au point d'utilisation. Convertir les unités saines coûte généralement moins cher que les remplacer.

Chaque salle de bain signifie chaque salle de bain. La lacune la plus courante dans nos audits : les salles pour hommes et universelles, l'exigence les inclut.

Les employeurs provinciaux ne sont pas visés par cette règle, mais elle est devenue la référence citée par les employés. Nos pages provinciales détaillent ce qui s'applique chez vous.

Qui la règle fédérale couvre réellement

La modification de décembre 2023 au Code canadien du travail vise les employeurs sous réglementation fédérale — banques, télécommunications, transport interprovincial, compagnies aériennes, transport maritime, sociétés d'État fédérales et fonction publique fédérale. C'est environ six pour cent des employés canadiens, mais la liste comprend certains des plus grands portefeuilles de salles de bains au pays : chaque succursale bancaire, chaque aérogare de compétence fédérale, chaque gare de triage.

L'exigence est précise : des produits menstruels, tampons et serviettes, offerts gratuitement dans chaque cabinet de toilette, peu importe l'indication sur la porte, plus un contenant de rebut couvert dans chaque cabine. Un employeur qui fournit des produits uniquement dans la salle de bains des femmes n'a pas satisfait à l'exigence.

À quoi ressemble la conformité en pratique

  • Couverture : chaque cabinet de toilette, y compris les salles individuelles et accessibles : pas seulement les salles à cabines multiples des femmes.
  • Disponibilité : un approvisionnement continu, pas une boîte de départ qui s'épuise : une distributrice vide est un écart de conformité.
  • Élimination : un contenant couvert dans chaque cabine, vidé selon un calendrier qui prévient les débordements.
  • Aucune récupération de coûts : les distributrices payantes ne sont pas conformes ; les unités à pièces existantes doivent être converties en distribution gratuite.

Où en sont les employeurs sous réglementation provinciale

La plupart des milieux de travail canadiens relèvent des provinces, qui avancent à des rythmes différents. La Colombie-Britannique a modifié son règlement avant le fédéral ; l'Ontario impose des exigences dans certains secteurs ; plusieurs provinces mènent des consultations. La direction est à sens unique, aucune juridiction n'assouplit ses exigences, et c'est pourquoi beaucoup d'employeurs provinciaux adoptent volontairement la norme fédérale maintenant plutôt que de se mettre à niveau sous échéance plus tard.

Adopter la norme fédérale avant que votre province ne l'exige coûte une fraction d'une mise à niveau précipitée, et les employés voient la différence immédiatement.

La piste de vérification que les employeurs sous-estiment

L'exigence discrète du mandat, c'est la preuve. Si un agent des affaires du travail le demande, l'employeur doit démontrer que les produits étaient réellement disponibles : pas seulement que des distributrices ont été installées. Un registre de service montrant les visites de réapprovisionnement, les niveaux et les dates fait la différence entre une politique sur papier et une conformité démontrée. Les arrangements informels ne laissent aucune trace, et il est impossible d'en reconstituer une après une plainte.

Budgéter le déploiement

La structure de coûts surprend par le bas. Le produit revient à un à trois dollars par employé par année pour une population de bureau. Les distributrices sont une dépense unique : les unités commerciales à deux colonnes s'installent pour quelques centaines de dollars chacune, et la conversion d'unités à pièces coûte moins. Le service d'élimination se facture par contenant par visite et suit le nombre de salles de bains, pas l'effectif. Pour un bureau fédéral de deux cents personnes, le programme complet, distributrices dans chaque cabinet, contenants couverts dans chaque cabine, service planifié, coûte généralement moins qu'un seul dîner traiteur mensuel.

La séquence qui évite les reprises : audit des salles de bains d'abord (comptez les cabinets et les cabines : le chiffre dépasse toujours le plan des installations, parce que les salles individuelles et accessibles sont oubliées), puis pose et conversion des distributrices en une visite par immeuble, puis démarrage du service la même semaine. Ajouter l'élimination après coup signifie rouvrir chaque salle de bains deux fois.

Un avertissement tiré de vrais déploiements : la conformité par trousse de départ échoue en un trimestre. L'employeur qui installe des distributrices et remet une caisse de produits aux installations est conforme exactement le temps que dure la caisse. L'exigence de disponibilité est continue, et la disponibilité continue est une tournée et un calendrier, pas un bon de commande.

Questions fréquentes

Oui, si le locataire est un employeur sous réglementation fédérale, l'obligation suit l'employeur, pas l'immeuble.

Des registres datés par salle de bain, niveaux de stock, service des contenants, signature du technicien.

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